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27 mars 2014

Matins de l'innovation
      
Jeudi 27 mars 2014
9h30-12h00 

Innovation et prise de risque : le paradoxe du temps

* Les photos sont sur Facebook
* Les vidéos sont sur Youtube

Introduction et animation
Prof. Laurent Bibard, ESSEC Business School

Contributions
Fabrice Marsella, Responsable du Village de l'innovation Crédit Agricole, Fédération Nationale du Crédit Agricole
Jean-Pierre Pélicier, Directeur Open Innovation (i-Lab), Air Liquide
Frédérique Ville, Directrice de l'innovation, Voyages-sncf.com

Approche

Étroitement liée à la question de l’avenir,  la prise de risque peut s’avérer un paramètre déterminant du succès  – ou non – d’une innovation. Or, l’avenir est inconnu : on peut le désirer, naturellement tenter de le projeter, voire de le modéliser…mais il n’existe pas à proprement parler, puisqu’il est au sens fort à venir. Cette méconnaissance de l’avenir, l’absence de données concrètes, induisent un constat simple : si on attribue à l’avenir un tel degré d’incertitude, on ne peut rationnellement placer de curseur dans toute prise de risque. Toutes les mesures, toutes les probabilités, et tout vocabulaire quant au futur sont caduques : le risque encouru est total.

Dans nos sociétés contemporaines, le rapport à la prise de risque met en évidence une dichotomie ostensible : la mise en tension entre une logique d’actions à court terme et une liberté de pensée à long terme. À court terme, l’homme sait ce qu’il va faire et reste en confiance : il est dans un environnement qu’il maîtrise et dans un processus d’enfermement guidé par une routine qu’il répète afin d’obtenir des résultats. La pression qu’il subit pour tenter de faire jaillir une nouvelle innovation s’avère souvent inefficace. La vision du long terme indique, quant à elle, un rapport à l’avenir dominé par la liberté, la flexibilité et la porosité des événements : l’homme n’est pas préparé à ce qui n’est pas prévu, il ne sait pas où il va, et il est contraint de s’orienter à travers l’écoute, le doute mais aussi le pragmatisme lié à sa prise de risque. C’est peut-être à ce moment-là que peut émerger l’idée nouvelle, l’innovation radicale qui transforme le risque en facteur de chance et en opportunité à saisir : la liberté du « vagabondage de la pensée » crée l’inattendu.

Comment mieux gérer la mise en tension de ces deux valeurs temps paradoxales : court et long termes ? Comment appréhender la prise de risque comme un élément positif favorisant la posture d’innovation? Y’a-t-il finalement corrélation entre le niveau de risque encouru et notre propension à créer des innovations durables?

Introduction


1ère intervention


2ème intervention


3ème intervention


Débat